Lorsquel'une des conditions mentionnĂ©es Ă l'article L. 110-1-1 n'est pas respectĂ©e, ou lorsque l'avis de l'organisme tiers indĂ©pendant conclut qu'un ou plusieurs des objectifs sociaux et environnementaux que la mutuelle ou l'union s'est assignĂ©e en application du 2° du mĂȘme article L. 110-1-1 ne sont pas respectĂ©s, le ministĂšre public ou toute personne intĂ©ressĂ©e peut
Codede la consommation : Article L313-10-1 Les cookies nous permettent de personnaliser les annonces. Nous partageons des informations sur l'utilisation de notre site avec nos partenaires de publicité, qui peuvent combiner celles-ci avec d'autres informations que vous leur avez fournies ou qu'ils ont collectées lors de votre utilisation de leurs services.
ArticleL313-12 du Code de la Consommation L'exĂ©cution des obligations du dĂ©biteur peut ĂȘtre, notamment en cas de licenciement, suspendue par ordonnance du juge d'instance dans les conditions prĂ©vues aux articles 1244-1 Ă 1244-3 du code civil.L'ordonnance peut dĂ©cider que, durant le dĂ©lai de grĂące, les sommes dues ne produiront point intĂ©rĂȘt.
Contratsde crédits consentis à des consommateurs destinés à financer les opérations entrant dans le champ d'application du 1° de l'article L. 313-1 du code de la consommation, relatif au crédit immobilier (2) ou d'un montant supérieur à 75 000 euros destinés à financer, pour les immeubles à usage d'habitation ou à usage professionnel et d'habitation,
CatĂ©gories Taux effectif pratiquĂ© au . premier trimestre 2020 par les Ă©tablissements de crĂ©dit et les sociĂ©tĂ©s de financement. Seuil de l'usure applicable Ă compter du 1 er avril 2020. Contrat de crĂ©dit consentis Ă des consommateurs n'entrant pas dans le champ d'application du 1° de lâarticle L. 313-1 du code de la consommation ou ne constituant pas une opĂ©ration de
Codede la consommation. Surligner les termes recherchĂ©s. Informations Ă©ditoriales. Code de la consommation. Recherche par : Document - NumĂ©ro d'article. Table alphabĂ©tique. Sommaire. Code de la consommation. PREMIĂRE PARTIE - LĂGISLATIVE (Art. liminaire - Art. L. 823-2) Art. liminaire. LIVRE PREMIER - INFORMATION DES CONSOMMATEURS ET PRATIQUES
Pourles contrats en cours à la date d'entrée en vigueur de la présente loi et mentionnés au premier alinéa de l'article L. 632-1 du code de la construction et de l'habitation, dans sa rédaction antérieure à la présente loi, les articles 6, 7, 20-1 et 25-11 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 précitée, dans leur rédaction résultant de la présente loi, sont applicables.
t1oFTsm. ChronoLĂ©giVersion Ă la date format JJ/MM/AAAAou duVersion initiale Publics concernĂ©s Ă©tablissements de crĂ©dit, sociĂ©tĂ©s de financement, intermĂ©diaires en opĂ©rations de banque et en services de paiement, consommateurs. Objet modification de l'arrĂȘtĂ© du 24 aoĂ»t 2006 fixant les catĂ©gories de prĂȘts servant de base Ă l'application de l'article L. 314-6 du code de la consommation et de l'article L. 313-5-1 du code monĂ©taire et financier, relatifs Ă l'usure. EntrĂ©e en vigueur le prĂ©sent arrĂȘtĂ© entre en vigueur le lendemain de sa publication . Notice le prĂ©sent arrĂȘtĂ© a pour objet de subdiviser en trois, s'agissant du taux de l'usure applicable aux crĂ©dits Ă taux fixe accordĂ©s Ă des personnes morales n'ayant pas d'activitĂ© industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale, la tranche de maturitĂ© du seuil de l'usure pour les prĂȘts d'une maturitĂ© supĂ©rieure Ă 2 ans plus de 2 Ă moins de 10 Ă 20 ans et 20 ans et plus. Il supprime Ă©galement la catĂ©gorie des prĂȘts consentis en vue d'achats ou de vente Ă tempĂ©rament pour les prĂȘts Ă ces mĂȘmes personnes. RĂ©fĂ©rences le prĂ©sent arrĂȘtĂ© est pris en application de l'article L. 314-6 du code de la consommation et l'article L. 313-5 du code monĂ©taire et financier. Il peut ĂȘtre consultĂ© sur le site LĂ©gifrance Le ministre de l'Ă©conomie, des finances et de la souverainetĂ© industrielle et numĂ©rique,Vu le code de la consommation, notamment son article L. 314-6 ;Vu le code monĂ©taire et financier, notamment ses articles L. 313-5 et L. 313-5-2 ;Vu l'arrĂȘtĂ© du 24 aoĂ»t 2006 modifiĂ© fixant les catĂ©gories de prĂȘts servant de base Ă l'application de l'article L. 314-6 du code de la consommation et de l'article L. 313-5-1 du code monĂ©taire et financier, relatifs Ă l'usure ;Vu l'avis du comitĂ© consultatif du secteur financier en date du 23 juin 2022 ;Vu l'avis du comitĂ© consultatif de la lĂ©gislation et de la rĂ©glementation financiĂšres en date du 16 juin 2022 ;Vu l'avis du Conseil national d'Ă©valuation des normes applicables aux collectivitĂ©s territoriales en date du 26 juin 2022,ArrĂȘte Le 4° de l'article 1er de l'arrĂȘtĂ© du 24 aoĂ»t 2006 susvisĂ© est ainsi modifiĂ© 1° Le deuxiĂšme alinĂ©a est supprimĂ© ; 2° Le quatriĂšme alinĂ©a est remplacĂ© par trois alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s -prĂȘts d'une durĂ©e initiale supĂ©rieure Ă 2 ans et infĂ©rieure Ă 10 ans, Ă taux fixe ; -prĂȘts d'une durĂ©e initiale comprise entre 10 ans et moins de 20 ans, Ă taux fixe ; -prĂȘts d'une durĂ©e initiale de 20 ans et plus, Ă taux fixe ; ».Le premier alinĂ©a de l'article 1-1 de l'arrĂȘtĂ© du 24 aoĂ»t 2006 susvisĂ© est remplacĂ© par l'alinĂ©a suivant Le prĂ©sent arrĂȘtĂ© est applicable en Nouvelle-CalĂ©donie, en PolynĂ©sie française et dans les Ăźles Wallis et Futuna, dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de l'arrĂȘtĂ© du 2022 le modifiant, sous rĂ©serve des adaptations suivantes ».Le directeur gĂ©nĂ©ral du TrĂ©sor est chargĂ© de l'exĂ©cution du prĂ©sent arrĂȘtĂ©, qui sera publiĂ© au Journal officiel de la RĂ©publique le 29 juin Le MaireExtrait du Journal officiel Ă©lectronique authentifiĂ© PDF - 195,1 KoRetourner en haut de la page
Version initiale TAUX EFFECTIFS MOYENS PRATIQUĂS PAR LES ĂTABLISSEMENTS DE CRĂDIT AU COURS DU TROISIĂME TRIMESTRE DE L'ANNĂE 2020 POUR LES DIVERSES CATĂGORIES DE CRĂDITS ET SEUILS DE L'USURE CORRESPONDANTS APPLICABLES A COMPTER DU 1ER OCTOBRE 2020CatĂ©goriesTaux effectif pratiquĂ© autroisiĂšme trimestre 2020 par les Ă©tablissements de crĂ©dit et les sociĂ©tĂ©s de financementSeuil de l'usure applicable Ă compter du 1er octobre 2020Contrats de crĂ©dit consentis Ă des consommateurs n'entrant pas dans le champ d'application du 1° de l'article L. 313-1 du code de la consommation ou ne constituant pas une opĂ©ration de crĂ©dit d'un montant supĂ©rieur Ă 75 000 euros destinĂ©e Ă financer, pour les immeubles Ă usage d'habitation ou Ă usage professionnel et d'habitation, les dĂ©penses relatives Ă leur rĂ©paration, leur amĂ©lioration ou leur d'un montant infĂ©rieurou Ă©gal Ă 3 000 euros 115,62 %20,83 %PrĂȘts d'un montant supĂ©rieur Ă 3 000 euros et infĂ©rieur ou Ă©galĂ 6 000 euros 17,62 %10,16 %PrĂȘts d'un montant supĂ©rieurĂ 6 000 euros 13,89 %5,19 %1 Pour apprĂ©cier le caractĂšre usuraire du taux effectif global d'un dĂ©couvert en compte ou d'un prĂȘt permanent, le montant Ă prendre en considĂ©ration est celui du crĂ©dit effectivement effectif pratiquĂ© autroisiĂšme trimestre 2020 par les Ă©tablissements de crĂ©dit et les sociĂ©tĂ©s de financementSeuil de l'usure applicable Ă compter du 1er octobre 2020Contrats de crĂ©dits consentis Ă des consommateurs destinĂ©s Ă financer les opĂ©rations entrant dans le champ d'application du 1° de l'article L. 313-1 du code de la consommation, relatif au crĂ©dit immobilier 2 ou d'un montant supĂ©rieur Ă 75 000 euros destinĂ©s Ă financer, pour les immeubles Ă usage d'habitation ou Ă usage professionnel et d'habitation, les dĂ©penses relatives Ă leur rĂ©paration, leur amĂ©lioration ou leur Ă taux fixe 3 -prĂȘts d'une durĂ©e infĂ©rieure Ă 10 ans1,81 %2,41 %-prĂȘts d'une durĂ©e comprise entre 10 ans et moins de 20 ans1,89 %2,52 %-prĂȘts d'une durĂ©e de 20 ans et plus ;2,01 %2,68 %PrĂȘts Ă taux variable1,81 %2,41 %PrĂȘts- relais2,26 %3,01 %2 Incluant les opĂ©rations de crĂ©dit destinĂ©es Ă regrouper des crĂ©dits antĂ©rieurs comprenant un ou des crĂ©dits mentionnĂ©s au 1° de l'article L. 313-1 du code de la consommation dont la part relative dĂ©passe 60 % du montant total de l'opĂ©ration de regroupement de crĂ©dit ;3 S'agissant du taux de l'usure applicable aux crĂ©dits Ă taux fixe, fixation de seuils de l'usure par tranche de maturitĂ© moins de 10 ans, 10 ans Ă moins de 20 ans, 20 ans et effectif pratiquĂ© autroisiĂšme trimestre 2020 par les Ă©tablissements de crĂ©dit et les sociĂ©tĂ©s de financementSeuil de l'usure applicable Ă compter du 1er octobre 2020PrĂȘts accordĂ©s aux personnes physiques agissant pour leurs besoins professionnels et aux personnes morales ayant une activitĂ© industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commercialeDĂ©couverts en compte10,9 %14,53 %CatĂ©goriesTaux effectif pratiquĂ© autroisiĂšme trimestre 2020 par les Ă©tablissements de crĂ©dit et les sociĂ©tĂ©s de financementSeuil de l'usure applicable Ă compter du 1er octobre 2020PrĂȘts aux personnes morales n'ayant pas d'activitĂ© industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commercialePrĂȘts consentis en vue d'achats oude ventes Ă tempĂ©rament1,76 %2,35 %PrĂȘts d'une durĂ©e initiale supĂ©rieure Ă deux ans, Ă taux variable1,17 %1,56 %PrĂȘts d'une durĂ©e initiale supĂ©rieure Ă deux ans, Ă taux fixe1,25 %1,67 %DĂ©couverts en compte10,9 %14,53 %Autres prĂȘts d'une durĂ©e initiale infĂ©rieure ou Ă©gale Ă deux ans1,01 %1,35 %Taux moyen pratiquĂ© TMPLe taux moyen pratiquĂ© TMP est le taux effectif des prĂȘts aux entreprises d'une durĂ©e initiale supĂ©rieure Ă deux ans, Ă taux variable, d'un montant infĂ©rieur ou Ă©gal Ă 152 449 euros. Ce taux est utilisĂ© par la direction gĂ©nĂ©rale des finances publiques pour le calcul du taux maximum des intĂ©rĂȘts dĂ©ductibles sur les comptes courants d' taux effectif moyen pratiquĂ© par les Ă©tablissements de crĂ©dit au cours du troisiĂšme trimestre de 2020 pour cette catĂ©gorie de prĂȘts est de 1,17 %.Les dispositions du prĂ©sent avis font rĂ©fĂ©rence aux articles L. 313-1 et L. 314-6 du code de la consommation, dans leur rĂ©daction rĂ©sultant de l'ordonnance n° 2016-351 du 25 mars 2016 sur les contrats de crĂ©dit aux consommateurs relatifs aux biens immobiliers Ă usage d' du Journal officiel Ă©lectronique authentifiĂ© PDF - 192,8 KoRetourner en haut de la page
Index clair et pratique EntrĂ©e en vigueur 2016-10-10 DerniĂšre date de vĂ©rification de mise Ă jour le Jeudi 17 mai 2018 Le Code de la consommation regroupe les lois relatives au droit de la consommation Gratuit Retrouvez l'intĂ©gralitĂ© du Code de la consommation ci-dessous Lorsque le prĂȘteur est amenĂ© Ă demander la rĂ©solution du contrat, il peut exiger le remboursement immĂ©diat du capital restant dĂ», ainsi que le paiement des intĂ©rĂȘts Ă©chus. Jusqu'Ă la date du rĂšglement effectif, les sommes restant dues produisent des intĂ©rĂȘts de retard Ă un taux Ă©gal Ă ... Lire la suite Le Code de la consommation regroupe les lois relatives au droit de la consommation Gratuit Retrouvez l'intĂ©gralitĂ© du Code de la consommation ci-dessous Lorsque le prĂȘteur est amenĂ© Ă demander la rĂ©solution du contrat, il peut exiger le remboursement immĂ©diat du capital restant dĂ», ainsi que le paiement des intĂ©rĂȘts Ă©chus. Jusqu'Ă la date du rĂšglement effectif, les sommes restant dues produisent des intĂ©rĂȘts de retard Ă un taux Ă©gal Ă celui du outre, le prĂȘteur peut demander Ă l'emprunteur dĂ©faillant une indemnitĂ© qui, sans prĂ©judice de l'application de l'article 1231-5 du code civil, ne peut excĂ©der un montant qui, dĂ©pendant de la durĂ©e restant Ă courir du contrat, est fixĂ© suivant un barĂšme dĂ©terminĂ© par dĂ©cret.
ï»żArticle L313-1 abrogĂ© Version en vigueur du 01 mai 2011 au 01 octobre 2016AbrogĂ© par Ordonnance n°2016-301 du 14 mars 2016 - art. 34 VModifiĂ© par LOI n°2010-737 du 1er juillet 2010 - art. 12Dans tous les cas, pour la dĂ©termination du taux effectif global du prĂȘt, comme pour celle du taux effectif pris comme rĂ©fĂ©rence, sont ajoutĂ©s aux intĂ©rĂȘts les frais, commissions ou rĂ©munĂ©rations de toute nature, directs ou indirects, y compris ceux qui sont payĂ©s ou dus Ă des intermĂ©diaires intervenus de quelque maniĂšre que ce soit dans l'octroi du prĂȘt, mĂȘme si ces frais, commissions ou rĂ©munĂ©rations correspondent Ă des dĂ©bours pour l'application des articles L. 312-4 Ă L. 312-8, les charges liĂ©es aux garanties dont les crĂ©dits sont Ă©ventuellement assortis ainsi que les honoraires d'officiers ministĂ©riels ne sont pas compris dans le taux effectif global dĂ©fini ci-dessus, lorsque leur montant ne peut ĂȘtre indiquĂ© avec prĂ©cision antĂ©rieurement Ă la conclusion dĂ©finitive du les contrats de crĂ©dit entrant dans le champ d'application du chapitre Ier du prĂ©sent titre, le taux effectif global, qui est dĂ©nommĂ© "Taux annuel effectif global", ne comprend pas les frais d'acte outre, pour les prĂȘts qui font l'objet d'un amortissement Ă©chelonnĂ©, le taux effectif global doit ĂȘtre calculĂ© en tenant compte des modalitĂ©s de l'amortissement de la dĂ©cret en Conseil d'Etat dĂ©terminera les conditions d'application du prĂ©sent article.
Par Rachel Ruimy & Anna TchavtchavadzĂ© Le Code de la consommation a vocation Ă protĂ©ger le consommateur câest-Ă -dire toute personne physique qui agit Ă des fins qui nâentrent pas dans le cadre de son activitĂ© commerciale, industrielle, artisanale, libĂ©rale ou agricole »[1], dans le cadre de ses relations avec un professionnel, câest-Ă -dire avec toute personne physique ou morale, publique ou privĂ©e, qui agit Ă des fins entrant dans le cadre de son activitĂ© commerciale, industrielle, artisanale, libĂ©rale ou agricole, y compris lorsquâelle agit au nom ou pour le compte dâun autre professionnel[2] ». Aux cĂŽtĂ©s de ces notions classiques, la rĂ©forme de mars 2016[3] a dĂ©fini le terme de non-professionnel » comme Ă©tant toute personne morale qui nâagit pas Ă des fins professionnelles[4] ». Ainsi, le non-professionnel pourra se prĂ©valoir de certaines dispositions protectrices du Code de la consommation, tels que les articles relatifs Ă lâinterdiction des clauses abusives. Câest dans ce contexte que la Cour de cassation a rendu son arrĂȘt du 17 octobre 2019[5] au sujet de la qualification de non-professionnel dâune personne morale. 1. Le contexte Une sociĂ©tĂ© ayant pour activitĂ© la location de biens immobiliers a conclu un contrat avec un prestataire professionnel dans le cadre de la construction dâun hangar. Suite Ă certains dĂ©gĂąts et afin dâĂ©viter dâengager sa responsabilitĂ©, le prestataire a voulu se prĂ©valoir dâune clause limitative de responsabilitĂ© figurant dans ses conditions gĂ©nĂ©rales. Dans ce contexte, la sociĂ©tĂ© a estimĂ© quâelle pouvait ĂȘtre qualifiĂ©e de non-professionnel et a opposĂ© Ă son prestataire lâancien article du Code de la consommation[6] qui disposait que dans les contrats conclus entre professionnels et non-professionnels ou consommateurs, sont abusives les clauses qui ont pour objet ou pour effet de crĂ©er, au dĂ©triment du non-professionnel ou du consommateur, un dĂ©sĂ©quilibre significatif entre les droits et obligations des parties au contrat ». Dans un arrĂȘt du 15 mars 2018[7], la Cour dâappel dâAix-en-Provence a rejetĂ© la qualitĂ© de non-professionnel car la sociĂ©tĂ© avait une activitĂ© de location de biens immobiliers, mais son gĂ©rant Ă©tait Ă©galement celui dâune autre sociĂ©tĂ© ayant pour objet la rĂ©alisation de travaux de maçonnerie gĂ©nĂ©rale et de gros Ćuvre. Ainsi, la Cour dâappel a considĂ©rĂ© que lâactivitĂ© du gĂ©rant entrait en considĂ©ration dans lâapprĂ©ciation de la qualitĂ© de non-professionnel de la sociĂ©tĂ©. Câest sur ce fondement que les dispositions du Code de la consommation relatives aux clauses abusives ont Ă©tĂ© Ă©cartĂ©es en lâespĂšce. Câest dans ce contexte que la Cour de cassation casse et annule lâarrĂȘt rendu par la Cour dâappel. 2. La qualitĂ© de non-professionnel Dans cette affaire, la Cour de cassation a considĂ©rĂ© que la qualitĂ© de non-professionnel dâune personne morale sâapprĂ©ciait au regard de son activitĂ© et non de celle de son reprĂ©sentant lĂ©gal. Ainsi, conformĂ©ment Ă lâarticle liminaire du Code de la consommation, il a Ă©tĂ© rĂ©affirmĂ© quâune personne morale est un non-professionnel lorsquâelle conclut un contrat nâayant pas de rapport direct avec son activitĂ© professionnelle. Câest la raison pour laquelle la cliente a pu se prĂ©valoir des dispositions relatives aux clauses abusives, en ce quâil existait un dĂ©sĂ©quilibre significatif entre les droits et les obligations des parties au contrat. *** En tout Ă©tat de cause, en sus des clauses identifiĂ©es comme Ă©tant abusives par les dispositions des articles R. 212-1 et du Code de la consommation, il convient de porter une attention particuliĂšre Ă lâarticle 1171 du Code civil[8] pour tout contrat dâadhĂ©sion et Ă lâarticle du Code de commerce[9] dans le cadre des relations entre professionnels. Le Cabinet HAAS Avocats, fort de son expertise depuis plus de 20 ans en matiĂšre de nouvelles technologies, accompagne ses clients sur la rĂ©glementation relative aux relations entre professionnels et non-professionnels. Ainsi, si vous souhaitez avoir plus dâinformations ou ĂȘtre accompagnĂ©s dans vos dĂ©marches. Contactez-nous ici [1] Article liminaire du Code de la consommation [2] Article liminaire du Code de la consommation [3] Ordonnance n°2016-301 du 14 mars 2016 relative Ă la partie lĂ©gislative du Code de la consommation [4] Article liminaire du Code de la consommation [5] Cass. Civ. 3Ăšme, 17 oct. 2019 â [6] DĂ©sormais lâarticle du Code de la consommation prĂ©cise que Dans les contrats conclus entre professionnels et consommateurs, sont abusives les clauses qui ont pour objet ou pour effet de crĂ©er, au dĂ©triment du consommateur, un dĂ©sĂ©quilibre significatif entre les droits et obligations des parties au contrat. Sans prĂ©judice des rĂšgles d'interprĂ©tation prĂ©vues aux articles 1156 Ă 1161,1163 et 1164 du code civil, le caractĂšre abusif d'une clause s'apprĂ©cie en se rĂ©fĂ©rant, au moment de la conclusion du contrat, Ă toutes les circonstances qui entourent sa conclusion, de mĂȘme qu'Ă toutes les autres clauses du contrat. Il s'apprĂ©cie Ă©galement au regard de celles contenues dans un autre contrat lorsque les deux contrats sont juridiquement liĂ©s dans leur conclusion ou leur du caractĂšre abusif des clauses au sens du premier alinĂ©a ne porte ni sur la dĂ©finition de l'objet principal du contrat ni sur l'adĂ©quation du prix ou de la rĂ©munĂ©ration au bien vendu ou au service offert pour autant que les clauses soient rĂ©digĂ©es de façon claire et dĂ©cret en Conseil d'Etat, pris aprĂšs avis de la commission des clauses abusives, dĂ©termine des types de clauses qui, eu Ă©gard Ă la gravitĂ© des atteintes qu'elles portent Ă l'Ă©quilibre du contrat, doivent ĂȘtre regardĂ©es, de maniĂšre irrĂ©fragable, comme abusives au sens du premier dĂ©cret pris dans les mĂȘmes conditions, dĂ©termine une liste de clauses prĂ©sumĂ©es abusives ; en cas de litige concernant un contrat comportant une telle clause, le professionnel doit apporter la preuve du caractĂšre non abusif de la clause dispositions sont applicables quels que soient la forme ou le support du contrat. Il en est ainsi notamment des bons de commande, factures, bons de garantie, bordereaux ou bons de livraison, billets ou tickets, contenant des stipulations nĂ©gociĂ©es librement ou non ou des rĂ©fĂ©rences Ă des conditions gĂ©nĂ©rales préétablies ». Lâarticle prĂ©cise que les dispositions de lâarticle sont Ă©galement applicables aux contrats conclus entre des professionnels et des non-professionnels ». [7] CA Aix-en-Provence, 3Ăšme chambre B, 15 mars 2018, n°15/09377 [8] Article 1171 du Code civil Dans un contrat d'adhĂ©sion, toute clause non nĂ©gociable, dĂ©terminĂ©e Ă l'avance par l'une des parties, qui crĂ©e un dĂ©sĂ©quilibre significatif entre les droits et obligations des parties au contrat est rĂ©putĂ©e non Ă©crite. L'apprĂ©ciation du dĂ©sĂ©quilibre significatif ne porte ni sur l'objet principal du contrat ni sur l'adĂ©quation du prix Ă la prestation ». [9] Article du Code de commerce I. - Engage la responsabilitĂ© de son auteur et l'oblige Ă rĂ©parer le prĂ©judice causĂ© le fait, dans le cadre de la nĂ©gociation commerciale, de la conclusion ou de l'exĂ©cution d'un contrat, par toute personne exerçant des activitĂ©s de production, de distribution ou de services [âŠ] 2° De soumettre ou de tenter de soumettre l'autre partie Ă des obligations crĂ©ant un dĂ©sĂ©quilibre significatif dans les droits et obligations des parties. [âŠ] »
l 313 1 du code de la consommation