Commedirait César : « Ces nations diffèrent par le langage, les coutumes et les lois. » Dans le Sud Ouest de la France, nous pouvons distinguer quatre grandes familles de peuples : les Celtes, les Aquitains, Les Ibères et les Ligures (ces deux derniers peuples que César ne mentionne pas). Parlons dans cet article des Celtes. Suétone Jules César, 35. XXXV. Bataille de Pharsale. Guerre d'Alexandrie. Défaite de Pharnace. Guerre d'Afrique. (1) Il revint ensuite à Rome , passa en Macédoine, investit Pompée et le tint assiégé , pendant près de quatre mois, derrière de formidables retranchements. Enfin il le vainquit à Pharsale , et le poursuivit dans sa fuite Danscet extrait de la guerre des Gaules de Jules César écrit durant le milieu du 1er siècle avant JC, César nous décrit la bataille de Lutèce qui est une bataille pour le contrôle de la région de Lutèce : Les Gaulois et leur chef Camulogène sachant que les Romains excellent dans l’art des sièges, choisissent Continuer la lecture de Jules César, La guerre des Gaules Notreorganisation et ses partenaires peuvent stocker et/ou accèder à des informations sur votre appareil, telles que les identifiants uniques de cookies pour traiter les données personnelles. Vous pouvez accepter ou gérer vos choix en cliquant ci-dessous, y compris votre droit d’opposition en cas d’utilisation d’un intérêt légitime, ou à tout moment sur Dansses mémoires, le Capitaine Jean-Roch Coignet s’est souvenu qu’à la bataille de Marengo, Napoléon Bonaparte « ne semblait pas voir les boulets qui roulaient sur la route. C’était son habitude. Jamais il ne songeait à sa vie. » Les épisodes où Napoléon exposa ainsi sa vie sont pléthore, le plus fameux d’entre eux ayant pris place lors de la bataille de Montereau. Alors Aprèsla bataille d'Alésia, le chef gaulois Vercingétorix se rend à César. La bataille d'Alésia. Depuis 58 avant J-C, César livrait en Gaule une guerre de conquête impitoyable qui le rendait plus riche et plus célèbre que jamais afin de lui permettre Nouscroyons aussi que, Contrairement à ce que César explique dans ses mémoires, la ligne n’est en effet ni homogène ni étanche, elle est plus faible sur des zones difficiles d’accès (les pentes des montagnes environnantes) elle est au contraire renforcée sur les endroits vulnérables à l’attaque (la plaine) avec des fossés élargis et des pièges plus nombreux. Soucieux de UpLn. C’est le moment d’offrir une porte de sortie honorable à Salif Sadio en lui reconnaissant que son combat n’a pas été vain, pour nous avoir permis d’avoir un nouveau contrat social sénégalais, qui fonde une société plurielle mais indivisible. César Atoute Badiate est venu à Canossa. C’est juste une question de temps mais Salif Sadio aussi viendra à Canossa. Depuis l’offensive lancée par le Colonel Kandé pour nettoyer le Sud de la Casamance en janvier 2021, ce qui restait du Front Sud n’avait vraiment plus que le choix de la capitulation et l’Etat, grâce au président Embalo, est intervenu au bon moment pour leur offrir une porte de sortie honorable avec les accords de Bissau, appliquant une sagesse churchillienne qui dit que la magnanimité envers un adversaire vaincu est non seulement morale, mais c’est un bon investissement pour l’avenir». Et l’avenir ici, c’est la paix durable, parce que les maquisards du Mfdc ne peuvent pas faire comme les combattants de l’Olp au Liban, qu’on avait mis dans des bateaux pour les exfiltrer à Tunis. Salif Sadio aussi viendra à Canossa. Il l’aurait fait depuis longtemps si la pression de l’Armée, avec la dernière offensive, avait été plus forte. La conversion ou la valise», c’était le choix qu’on offrait aux musulmans et aux juifs après la reconquête catholique en Espagne. Aujourd’hui, c’est le choix qui s’offre à Salif Sadio. La conversion à la paix ou la valise. Et même le choix de la valise est hypothétique avec des pouvoirs démocratiques et amis du Sénégal à Banjul et Bissau. L’histoire montre qu’une rébellion ne négocie sérieusement que si elle est convaincue que l’option militaire est impossible. Et aujourd’hui, toutes les ailes du Mfdc, aussi bien politiques que militaires, en sont convaincues. Pour une rébellion, avant d’en arriver à cette conviction qu’il est militairement impossible de gagner, la négociation n’est rien d’autre que la continuation de la guerre par d’autres moyens. Et le Mfdc a souvent usé et abusé de cette ruse des négociations comme stratégie pour continuer la guerre par d’autres moyens. Ces négociations et accords sont probablement les bons parce qu’on peut enfin croire à la sincérité du Mfdc qui n’a plus le choix avec l’épée de Damoclès sur sa tête et qui fait que le mouvement n’a pas grand-chose à mettre sur la table pour négocier. Donc, c’est le moment d’offrir une porte de sortie honorable à Salif Sadio en lui reconnaissant que son combat n’a pas été vain, pour nous avoir permis d’avoir un nouveau contrat social sénégalais, qui fonde une société plurielle mais indivisible et qui a permis à notre Administration territoriale de passer de Faidherbe à Claude Levis Strauss». Cette porte de sortie honorable à monsieur Salif Sadio est un bon investissement pour l’avenir, comme ce fut le cas avec Jefferson Davis, le dirigeant des Etats sécessionnistes du Sud des Etats-Unis, qui est mort tranquillement dans son lit plus de 20 années après la guerre de sécession, grâce à la magnanimité de Lincoln, qui avait compris que c’est indispensable pour la réconciliation et la reconstruction. La paix revenue, il va falloir songer à la réinsertion des maquisards. Evidemment, le Sénégal ne commettra pas l’erreur de les intégrer dans les Forces de défense et de sécurité. Cette erreur a été fatale aux armées du Mali et de Côte d’Ivoire. Par contre, ils vont être très utiles pour leur région et leur pays, dans le reboisement et le déminage. Les accords sont un excellent prétexte pour rendre un hommage aux deux piliers et aux deux remparts de la République, à savoir le soldat et l’instituteur. Au milieu de la tourmente, ces deux piliers ont toujours été l’avant-garde de la République. Il fut un bon moment où, dans les coins les plus reculés de la Casamance, la présence de l’Etat et de la République se réduisait au cantonnement militaire et à l’école, au soldat et à l’instituteur, avec des cas où c’est le soldat qui devient l’instituteur pour garder l’école ouverte. Malgré le principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation dans la charte de l’Oua/Ua, l’Erythrée est devenue indépendante après avoir gagné sa guerre et le Sud Soudan, surtout pour avoir gagné la bataille de l’opinion contre le Soudan. Le Mfdc a perdu les deux batailles essentielles la bataille militaire et celle de l’opinion internationale. Le Sénégal doit aujourd’hui son intégrité territoriale à son armée mais aussi au consensus politique national sur la question, malgré les alternances. Le Mfdc a été successivement affaibli par le tout-militaire de Diouf, la division du maquis grâce aux mallettes de Wade et au désenclavement accéléré par Macky Sall qui a eu le mérite de virer Jammeh et d’accélérer la construction du pont de Farafegny. La chute de Jammeh a été décisive dans l’agonie du Mfdc qui a perdu soutien et base arrière. Malgré les accords, il peut y avoir de la violence résiduelle mais le retour de la paix est devenu irréversible. Un long cycle des guerres du Sud, ouvert avec le coup d’Etat de Kukoi Samba Sagna en juillet 1981, s’est fermé à Bissau la semaine dernière, avec des épisodes comme l’opération Gabou ou Micega, sans oublier les affrontements en Casamance. L’Armée a été à la hauteur des guerres du Sud dont le cycle se ferme. Elle doit se concentrer maintenant sur celle de l’Est, avec le fleuve Sénégal comme ligne de Front, avec un djihadisme parti de Kidal et qui est maintenant à Kayes. La plus grande leçon des guerres du Sud est qu’un pays ne doit jamais sous-traiter sa sécurité. C’est pourquoi nous devons tous une grande gratitude à l’Armée qui a payé le prix fort pour éviter la partition du pays. Par Yoro DIA AprèsCésar SalifIraÀCanossa YoroDia Voir photos 1 sur 4 2 sur 4 3 sur 4 4 sur 4 © Henri Derus © Henri Derus © Henri Derus Crédit Olivier Lascar On a tous en tête les nobles traits de Jules César... tirés d'Astérix ! Mais le vrai visage de l'ambitieux politicien, fort d'une gloire acquise pendant la guerre des Gaules démarrée au printemps de l'an 58 avant elle durera huit ans qui fera de lui le maître de Rome, demeure un mystère. L'exposition "César à Gergovie", présentée actuellement au Musée archéologique de la bataille de Gergovie, en Auvergne, lève un peu le voile couvrant - encore - le légendaire romain. Bustes et monnaie représentant César Une seule figuration a été réalisée de façon certaine du vivant de César c'est un profil monétaire frappé en 44 avant quelques semaines à peine avant son assassinat par des sénateurs redoutant qu'il ne renverse la République. D'autres représentations sont arrivées jusqu'à nous, mais elles sont plus tardives et donc sujettes à caution, à l'instar des bustes de Tusculum Turin et d'Arles, dont des copies sont présentées au musée de Gergovie. Une reproduction de la bataille de Gergovie Celui-ci est récent - il a été inauguré en 2019 - et le découvrir est à lui seul une bonne raison de faire l'ascension qui mène au mythique plateau de Gergovie. Là-même où, en 52 avant le jeune chef gaulois Vercingétorix devait remporter une victoire devenue historique sur César - mais le Romain prendra peu de temps après sa revanche, décisive, à Alésia. Tout d'acier et de minéraux, le musée frappe par sa beauté brute et sauvage. Et la mise en scène de son propos séduit aussi. Ainsi le déroulé de la bataille de Gergovie est reproduite dans une salle centrale mêlant maquette géante, projection lumineuse, texte et sonorisation. Une belle réussite, par Toutatis ! Une exposition conçue en partenariat avec le Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain en Laye, l'Inrap et la Maison des sciences de l'Homme de Clermont-Ferrand. A voir jusqu'au 8 mai 2023. Selon le texte du poème, le conflit principal dans la dernière bataille de "Beowulf" est entre Beowulf et le dragon. Aidé par un jeune noble nommé Wiglaf, Beowulf combat un dragon qui a terrorise le pays des Geats, sur lequel Beowulf règne en tant que roi. Bien qu'il réussisse à vaincre le monstre, il meurt lui-même, laissant son peuple dans le chagrin. Comme le démontre le texte de "Beowulf", le conflit final dans lequel s'engage le héros diffère grandement des deux premiers conflits. Tout d'abord, les deux premières batailles ont des décors très différents. Ils se déroulent dans le pays de Hrothgar lorsque Beowulf est un jeune homme. Le dernier, cependant, se déroule dans le propre pays de Beowulf, le pays des Geats, lorsque Beowulf est un vieux roi. Les deux premiers combats sont avec des créatures vaguement humanoïdes, Grender et la mère de Grendel, tandis que le dernier est avec un grand dragon. Les premières batailles de Beowulf sont des affaires en solo, mais lors de la dernière bataille, il est incapable de vaincre le dragon sans l'aide de son jeune assistant, Wiglaf. Bien qu'il ait essayé de prendre la grande bête seul, il vacille au début de la rencontre. Wiglaf, le seul de ses hommes à ne pas fuir le dragon de terreur, voit le besoin de Beowulf et se précipite pour pirater le dragon, donnant à Beowulf l'opportunité de poursuivre son attaque et de conquérir la créature. Enfin, cette dernière bataille entraîne la mort du héros. À certains égards, la dernière bataille est aussi un conflit entre la fierté et la vieillesse, car Beowulf pense qu'il peut vaincre le dragon seul, mais cette fierté entraîne sa propre disparition. La solution à ce puzzle est constituéè de 6 lettres et commence par la lettre A CodyCross Solution ✅ pour BATAILLE OPPOSANT VERCINGÉTORIX À CÉSAR de mots fléchés et mots croisés. Découvrez les bonnes réponses, synonymes et autres types d'aide pour résoudre chaque puzzle Voici Les Solutions de CodyCross pour "BATAILLE OPPOSANT VERCINGÉTORIX À CÉSAR" CodyCross Vie étudiante Groupe 926 Grille 5 0 0 Partagez cette question et demandez de l'aide à vos amis! Recommander une réponse ? Connaissez-vous la réponse? profiter de l'occasion pour donner votre contribution! CODYCROSS Vie étudiante Solution 926 Groupe 5 Similaires 31 janvier 2009 depuis Napoléon III, la plupart des historiens situent Alésia en Bourgogne, à Alise-Sainte-Reine. En foi de quoi les pouvoirs publics ont investi quelques dizaines de millions d'euros sur le site... Mais d'aucuns y voient un investissement à haut risque, considérant que des indices plaident en faveur d'une autre localisation, dans le Jura... André LaranéLa bataille d'Alésia, qui vit la défaite de Vercingétorix face à Jules César, en 52 av. est à la racine de l'histoire traditionnelle de la France. C'est dire si la localisation de la bataille, seulement connue à travers le récit de Jules César dans La Guerre des Gaules, a toujours excité la curiosité des érudits. Parmi ceux-ci, il en est un, très particulier l'empereur Napoléon III en personne. Passionné par l'histoire romaine et lui-même auteur d'une bonne biographie de César, il a confié à une commission le soin d'identifier le site, et cette commission, sur la foi de traditions orales, de similitudes onomastiques relatives aux noms, d'une ressemblance topographique avec les descriptions de La Guerre des Gaules et de nombreux vestiges archéologiques, a désigné Alise-Sainte-Reine et le mont Auxois, en Côte-d'Or Bourgogne. Satisfait, l'empereur a fait dresser sur le mont une grandiose statue du héros gaulois. Opportuniste, le sculpteur lui a donné les traits de Napoléon III. Les choses en sont restées là jusqu'au début du XXIe siècle, quand les édiles locaux et l'État ont lancé le projet d'un centre d'attractions sur le site. Les premiers appels d'offres ont été lancés en 2008, avec un budget de quelques dizaines de millions d'euros. Ils ont débouché sur l'ouverture du Muséoparc au pied du Mont-Auxois. Une oeuvre originale de l'architecte Bernard Tschumi, qui s'est fait connaître trente ans plus tôt avec le parc de la Villette Paris. Polémique sur un détail de l'Histoire Le projet de Muséoparc a ravivé les querelles d'experts et de passionnés sur la localisation de la bataille d'Alésia. Il est vrai que de nombreuses hypothèses se font concurrence depuis deux siècles sur ce sujet, la plupart basées sur des similitudes onomastiques. La plus sérieuse de ces hypothèses, et également la plus récente, est le fait d'André Berthier. En 1962, en Algérie, cet archéologue, qui a fouillé la cité antique de Tiddis, lit l'ouvrage de Jérôme Carcopino Alésia et les ruses de César, plaidoyer en faveur d'Alise-Sainte-Reine et contre le site franc-comtois d'Alaise. Troublé par de nombreuses incohérences, André Berthier lit à la loupe le récit de Jules César et se fait livrer les cartes d'état-major de l'Est de la France. L'archéologue iconoclaste fait valoir, en s'en tenant à une interprétation rigoureuse des écrits de César, que la bataille avait plutôt dû se dérouler dans le Jura, sur les communes de Syam et Chaux-de-Crotenay. Il entame des fouilles sur place et recueille quelques indices encourageants. Mais très vite il doit interrompre ses recherches sur une injonction de l'administration. Dans un essai engagé, L'Histoire interdite Tallandier, l'historien Franck Ferrand a rappelé cette thèse à l'automne 2008. Il a suggéré que l'on engage sur le site jurassien quelques fouilles complémentaires pour valider ou invalider enfin la thèse d'André Berthier et éteindre la polémique d'une façon ou d'une autre. Le débat a pris une tournure médiatique suite à une émission de Canal+, le 12 décembre 2008, qui a mis ouvertement en doute la thèse bourguignonne Alésia la bataille continue ». Les archéologues et historiens impliqués dans le projet de MuséoParc sont montés au créneau et ont réagi par un vigoureux communiqué. Le voici Alésia quand investigation rime avec désinformation... Le film Alésia la bataille continue », programmé par Canal + vendredi 12 décembre laisse pantois les scientifiques que nous sommes. Nous sommes très étonnés qu'un média aussi sérieux ait diffusé, dans le cadre d'un magazine d'investigation, un documentaire aussi partial et incomplet. Accumulant erreurs et approximations historiques et archéologiques sur la localisation du siège de 52 av. J-C., il tente de réveiller une thèse récusée depuis longtemps par la communauté scientifique. Le réalisateur s'était en fait bien gardé de jouer cartes sur table avec ses interlocuteurs d'Alise-Sainte-Reine dans le but évident de décontextualiser leurs propos et de les insérer dans une trame prédéfinie visant à les décrédibiliser. Voici quatre exemples de la pertinence » de la prétendue investigation à Alise-Sainte-Reine, aucune trace de la ville gauloise citée par César n'a à ce jour été sortie de terre », affirme le commentateur. Pas un mot sur la découverte, en 1992, d'un murus gallicus rempart gaulois et d'un quartier d'habitat antérieurs au siège de 52 av. J-C. De même, aucune mention des milliers de photographies aériennes de l'archéologue-aviateur René Goguey qui montrent les traces évidentes de l'ampleur et de la spécificité des lignes fortifiées et des camps romains tout autour du mont Auxois. Rien non plus sur les rarissimes monnaies à l'effigie de Vercingétorix trouvées à Alise, ni sur les deux balles de fronde frappées au nom du principal lieutenant de César... Continuer à diffuser un tel chef-d'oeuvre » de désinformation nous paraîtrait peu digne d'un grand groupe de télévision. Co-signataires du communiqué Alain DAUBIGNEY, professeur, pré et protohistoire, Université de Franche-Comté ; Jean-Paul DEMOULE, professeur d'archéologie, Université de Paris 1, ancien président de l'INRAP Institut National de Recherches Archéologiques Préventives ; Alain DEYBER, docteur en archéologie ; François ESCHBACH, archéologue, Archeodunum Suisse René GOGUEY, pilote archéologue, chercheur associé au CNRS, UMR 5594 ; Christian GOUDINEAU, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire des Antiquités nationales ; Claude GRAPIN, conservateur en chef du patrimoine chargé du Musée Alésia ; Vincent GUICHARD, directeur général du Centre archéologique européen de Bibracte; Jean-Paul JACOB, président de l'INRAP ; Gilbert KAENEL, directeur du Musée cantonal d'archéologie et d'histoire de Lausanne, président du conseil scientifique de Bibracte ; Matthieu POUX, professeur d'archéologie, Université Lumière, Lyon 2 ; Michel REDDE, directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes Contact Philippe MATHIEU, directeur général de la SEM Alésia06 27 81 23 ALESIA - 25 bis, rue du Rochon21150 ALISE-SAINTE-REINE - 80 96 96 23sem Interrogés par nous-mêmes, les responsables du centre d'interprétation réaffirment que la question de la localisation est tranchée depuis l'origine et précisent leurs principaux arguments - Dès 1839, sur le Mont-Auxois, a été mis à jour une inscription lapidaire du 1er siècle après en langue gauloise et en caractères latins, sur laquelle figure en clair l'expression in Alisiia », preuve que le village d'Alise-Sainte-Reine est bien l'héritier d'Alésia. - Les archéologues mandatés par Napoléon III ont retrouvé quantité d'armes sur le site. Les auraient-ils déposé eux-mêmes à l'avance pour complaire à l'empereur comme certains les en soupçonnent ? Cela paraît exclu car toutes ces armes sont en fer ; or, à l'époque, les archéologues étaient convaincus que les Gaulois en étaient restés au bronze ; s'ils avaient été mus par de mauvaises intentions, ils auraient donc placé sur le chantier de fouille des armes en bronze. - On a retrouvé également sur le site d'Alise des ossements de trois races de chevaux, ce qui corrobore la présence de trois types de cavalerie petits chevaux pour les Germains, moyens pour les Gaulois, grands pour les Romains. Concernant le site jurassien de Chaux-de-Crotenay, les mêmes font observer que ses pentes sont trop marquées pour autoriser des charges de cavalerie, telles que les raconte César ; d'autre part, autour de l'oppidum, le dégagement n'est pas suffisant pour permettre à César d'implanter ses circonvallations. Enfin, l'analyse par des experts indépendants, en 2012, des objets retrouvés sur le site jurassien montre que la plupart remontent au Moyen Âge ou aux derniers siècles de l'occupation romaine ; aucun objet romain de l'époque de la conquête n'a pu être identifié, ce qui devrait clore la polémique Le Figaro Histoire, N°3, août-septembre 2012, page 75. Relance de la polémique Bien que n'étant pas cité dans le communiqué précédent, Franck Ferrand s'est senti impliqué au même titre que les réalisateurs de l'émission. Il a répondu le 10 janvier 2009 par le communiqué suivant Réponse de Franck Ferrand, auteur de L'Histoire interdite Le documentaire Alésia, la bataille continue », réalisé par Benoît Bertrand-Cadi et diffusé par Canal + le 12 décembre dernier, a suscité, pendant la trêve des confiseurs, la réaction outrée d'une poignée de sommités archéologiques. Volant au secours de M. Michel Reddé, ces personnalités dénoncent dans un communiqué ce qu'elles regardent comme des omissions volontaires de la part des auteurs du film ; mais elles se gardent bien d'aborder le cœur du problème. Quoique épargné par cette protestation, je sais trop ce que le documentaire incriminé doit à la parution de mon dernier ouvrage pour rester muet plus longtemps. Qu'on me laisse donc reprendre, à la volée, les griefs formulés par les signataires. 1. Ils reprochent aux auteurs de glisser sur la présence, au mont Auxois, d'un rempart - qualifié par eux de murus gallicu » - ainsi que d'un habitat antérieur à la Conquête. Comme si l'existence, au demeurant sujette à controverse, de tels vestiges offrait la moindre lumière sur l'histoire du site dont ils proviennent. 2. Dans le même ordre d'idées, les signataires déplorent que les photographies aériennes du site d'Alise-Sainte-Reine par M. René Goguey aient été négligées dans le film. C'est conférer une portée indue à des clichés qui, s'ils mettent en évidence les indubitables vestiges militaires romains du mont Auxois, ne permettent nullement de les identifier, et moins encore d'y retrouver les ouvrages décrits dans les Commentaires. 3. Quant à l'oubli des rarissimes monnaies à l'effigie de Vercingétorix », il aurait plutôt dû soulager les signataires M. Michel Reddé lui-même ne reconnaît-il pas au fameux statère d'or une provenance bien éloignée d'Alise ? On aurait aimé, au-delà de ces griefs un peu vains, voir les donneurs de leçons apporter ne serait-ce qu'un début de réponse à toutes les grandes questions en suspens. Je me tiens du reste à la disposition des signataires qui souhaiteraient organiser un débat public sur cet important sujet ; mais je doute fort que l'un d'entre eux s'y risque jamais. Au fond, il est navrant que des personnalités éminentes mettent leur titre, leur autorité, leur poids moral au service, non de la vérité ou d'une recherche de vérité, mais d'une cause officielle éculée, absurde, chaque jour plus douteuse et friable. Tant il est vrai que rien, aujourd'hui, ne permet plus de situer sérieusement Alésia en Bourgogne. Personne ne se grandit à nier une évidence ; et lorsque, tôt ou tard, certains travaux en cours viendront confirmer de manière définitive les conclusions d'André Berthier sur la localisation d'Alésia dans le Jura, le jugement de la postérité sera sans indulgence pour celles et ceux qui, bien qu'avertis, auront usé de leur influence pour retarder la manifestation de la vérité. Franck FERRAND Le débat a rebondi avec le communiqué que nous a fait parvenir Danielle Porte, enseignant-chercheur à Paris IV-Sorbonne et présidente de l'association Alésia André Berthier à propos de l'émission de Canal+ Communiqué de Danielle Porte Les choix du réalisateur et du producteur de ce film les regardent. Néanmoins, mon association, bien que n'étant pas nommée dans le documentaire incriminé, a beaucoup œuvré pour sa réalisation, et j'y interviens moi-même, ce qui me donne le droit de répondre sur les points litigieux soulevés par les signataires. Je souhaiterais d'abord qu'ils veuillent bien dresser la liste des nombreuses erreurs historiques et archéologiques » qu'ils y ont relevées, afin que nous puissions en discuter. Je déplorerai ensuite l'ignorance que manifestent les signataires à propos des travaux menés sur Alise, puisque ceux qu'ils mentionnent ont tous été abandonnés par les chercheurs alisiens », tant dans le livre de Michel Reddé Alésia, l'Archéologie face à l'imaginaire, 2002 les fossés dont pas un n'a la bonne taille ou la bonne forme, le grand fossé d'arrêt introuvable, le camp Nord, placé au pied du Réa au lieu du sommet, les camps qui taillent de 36 ares à 7 hectares au lieu des 45 ha requis, les tours mal situées etc. que dans les articles qui font le point sur les dernières découvertes le murus gallicus, récemment désavoué Historia, 77,2002, à quoi on ajouterait l'aberration que constituent les 9 km de retranchements excédentaires. L'habitat gaulois n'existe pas, de l'aveu même, dans le film, du chargé des fouilles actuelles. Le statère d'or à l'effigie de Vercingétorix provient d'Auvergne, ce qu'a reconnu M. Reddé lui-même, et tout à l'avenant. Je ne peux discuter la question militaire, puisque toutes les séquences s'y rapportant ont été coupées au montage, mais le site d'Alise ne permet aucune reconstitution des combats décrits par les textes anciens, et constitue une absurdité stratégique. Davantage faudrait-il regretter que la théorie récusée depuis longtemps par la communauté scientifique » et qu'on se garde bien de nommer NDLR Chaux-des-Crotenay, dans le Jura n'ait jamais été examinée par ladite communauté, qui ne lui oppose qu'un dénigrement systématique, ou l'absence, tant dans les colloques qu'aux débats radiophoniques, de tout représentant de l'hypothèse alisienne. Je demanderai également qu'on veuille bien me préciser de quels membres et de quelles instances est composée cette communauté », qui n'a, que je sache, aucune existence officielle. Un consortium d'Alisiens » serait, je crois, un terme plus exact. À ma connaissance, aucun des signataires n'a jamais publié d'écrit quelconque sur l'hypothèse d'Alésia dans le Jura, ni réfuté les objections opposées à la thèse officielle. Il est plus confortable de nier en bloc ce qu'on ne connaît pas ou d'en sourire. Il serait plus constructif de répondre par des arguments recevables aux critiques formulées sur la localisation d'Alésia à Alise, ou d'examiner les démonstrations faites sur le site de Chaux. Les arguments économiques évoqués dans le film par les Alisiens, ni l'argument d'autorité que constitue le classement précipité d'Alise au rang de grand site national pendant les vacances de Noël, ne sauraient prévaloir sur la recherche de la vérité historique. Et celle-là ne peut se concevoir qu'à partir des textes, auxquels l'archéologie ne fait qu'apporter ou non une confirmation. Sur ce plan-là, l'hypothèse d'Alise s'effondre à peine née. Le reconnaître ne serait qu'une preuve de bon sens et d'honnêteté intellectuelle. Danielle Porte, présidente de l'association Alésia André Berthier Centre d'études et de Documentation sur l'Alésia Jurassienne Concluons avec la mise au point que nous a adressée par courriel Benoît Bertrand-Cadi, réalisateur du film Alésia, la bataille continue » Je tiens, en tant que journaliste et réalisateur du film "Alésia, la Bataille continue", à vous apporter quelques petites mais nécessaires précisions Je ne peux laisser dire aux signataires de la pétition qu'ils ont été trompés et que je n'aurais pas joué "cartes sur tables" avec eux. Il a toujours été question d'un film sur la Bataille d'Alésia et je ne vois pas très bien de quoi d'autre il aurait pu s'agir considérant la nature des entretiens que nous avons eu. De plus il est fait référence aux travaux et au film de Monsieur René Goguey. Dans ce film produit par le Conseil Général de Côte d'Or, on retrouve l'expertise de Monsieur Reddé sans aucun contradicteur cela va de soi. Tout ça n'est pas très sérieux et prête plutôt à rire. Dois-je rappeler que dans le film de Canal + un archéologue du site d'Alise concède que ses propres découvertes ne sont pas très convaincantes et qu'il est surtout là pour divertir les touristes... Je suis heureux de constater que la bataille continue encore aujourd' à vous. Publié ou mis à jour le 2020-07-13 141352

aussi fort que cesar dans la bataille